Aujourd’hui, nous sommes le 9 septembre et c’est la journée de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale. En collaboration avec Santé publique France qui mène une campagne de prévention, je vous propose un article un peu plus sérieux que d’habitude où nous allons aborder ce sujet sensible mais qui ne devrait absolument pas l’être !

0 alcool pendant la grossesse

Les dangers 

Consommer de l’alcool pendant la grossesse, même au tout début et même juste une goutte, peut avoir des conséquences graves sur le développement et la santé du bébé. Le placenta, cet organe qui fait la connexion avec votre bébé, ne filtre pas l’alcool, il le laisse passer complètement. L’alcool arrive directement dans le sang du bébé et il mettra un certain temps à être éliminé car son petit foie n’est pas encore opérationnel. Il peut donc être exposé plus longtemps aux effets néfastes de l’alcool et cela peut avoir des conséquences importantes comme un retard de croissance, des malformations, des troubles cérébraux, la prématurité, bref des dommages graves et irréversibles.

On parle bien sur d’un risque et non de certitudes, on ne peut pas prévoir les effets de l’alcool sur l’enfant car cela dépend de plusieurs facteurs : la quantité, la fréquence, les facteurs génétiques et le stade de grossesse. Mais dans le doute, ne vaut-il pas mieux s’abstenir pour prévenir tous les risques ? 

Quelques chiffres

Selon le rapport de l’Académie de médecine, du 22 mars 2016, portant sur l’alcoolisation fœtale, 25% des femmes continueraient à boire pendant leur grossesse.


Selon le même rapport, on déclare 8000 cas TCAF (1% des naissances) par an de syndrome d’alcoolisation fœtale chez les nouveau-nés


L’alcoolisation fœtale est la première cause non génétique de handicap mental chez l’enfant.

Ces chiffres sont beaucoup trop élevés, le message n’est pas clair auprès de toutes les mamans et leur entourage. À nous de propager l’information 😉 !

En résumé

  1. Le placenta ne fait pas barrière à la consommation d’alcool
  2. La consommation d’alcool même minime peut avoir des conséquences irréversibles sur le bébé
  3. La seule façon d’éviter tout risque est de ne pas consommer du tout d’alcool

L’entourage

Aller juste une petite coupe de champagne, pour fêter ça !
Moi j’en ai bu un occasionnellement pendant ma grossesse et regarde mes enfants, ils vont très bien !

Quand une femme enceinte boit, cela me choque tout autant que quand l’entourage ose proposer un verre à la future maman et encore pire quand ils essayent d’argumenter pour la convaincre… 

Soutenir la future maman

Lorsqu’une femme est enceinte, elle reçoit des tas d’informations de ses proches et malheureusement ils ne sont pas tous de bons conseils et ils véhiculent peut-être des idées reçues.  C’est donc très important qu’ils soient aussi informés sur les risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse, pour la santé du futur bébé qu’ils aimeront tant. 

Le soutien principal doit venir du futur papa, une grossesse ça se vit à deux. Lorsqu’une personne propose de l’alcool à sa compagne de manière insistante, il doit intervenir et rappeler qu’on ne consomme pas d’alcool pendant cette période pour préserver la santé du bébé.

Garde le secret de sa grossesse 

Souvent, les futures mamans se retrouvent embêtées quand on leur propose de l’alcool et qu’elles veulent garder le secret de leur grossesse encore un petit moment.  C’est dommage de devoir se justifier quand on refuse de l’alcool mais voici quelque idées de parades: 

  • Prétexter que vous suivez un traitement ou que vous venez de prendre des cachets pour le mal de tête
  • La soirée de la veille a déjà été bien arrosée
  • Vous devez reprendre la route après le repas
  • Accepter le verre et le faire disparaitre discrètement

De mon côte, je ne suis pas une grande amatrice d’alcool, je n’aime pas le vin et boit très rarement. Du coup mon chéri buvait discrètement ma coupe de champagne lors des repas de famille.

En parler

Personnellement, je peux très bien me passer d’alcool pendant 9 mois et bien plus encore avec la période de l’allaitement car je n’aime pas spécialement ça. Mais je peux comprendre que cela demande un petit effort pour d’autres, moi par exemple, ce sont les sushis qui me manquaient 😉 ! 

Si vous en sentez le besoin, n’hésitez pas à en parler aux médecins ou aux sages-femmes qui vous suivent. Ils ne sont pas là pour vous juger ou vous culpabiliser mais plutôt pour vous aider et vous informer. Il vaut mieux rompre le silence que de rester seule face à cette difficulté qui peut nuire à votre bébé. 

Bilan

Qu’est ce que 9 mois dans une vie ? Pour la santé de son bébé et toute sa vie future, cette petite abstinence ne vaut t-elle pas vraiment le coup 🙂 ? De plus l’alcool n’est vraiment pas indispensable, il y a des tas de super recettes de cocktails sans alcool et c’est l’occasion de faire preuve d’imagination. Pendant ma grossesse, j’amenais partout avec moi, une bouteille de pétillant à la pomme pour trinquer comme les autres 😉 ! 

Je sais que les idées reçues ont la vie dure mais je pense et j’espère qu’avec le temps et de l’information, les mentalités changeront. J’ai entièrement confiance en les futures mamans mais j’aimerais que le message soit tout aussi fort pour l’entourage car c’est important de la soutenir et de ne surtout pas l’induire en erreur. Je compte sur vous ! 🙂 

Alcool Info Service » au 0 980 980 930 (7 jours/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé).
Site : www.alcool-info-service.fr/alcool-et-vous/alcool-grossesse/enceinte-boire-alcool


Article en collaboration avec Santé publique France 
Ecrit par

Merci pour ton passage sur mon blog, j'espère que mon article t'a plu ! N'hésite pas à me laisser un petit mot pour me dire ce que tu en as pensé ou une question, je te répondrais avec plaisir ♥ !

4 Commentaires

  1. Je ne suis pas enceinte mais ma sœur l’est. J’ai trouvé ton article très intéressant et je me sens dorénavant plus concernée par le sujet et je n’hésiterais pas à intervenir pour nos réunions de famille si quelqu’un propose un verre à ma sœur. Je vais d’ailleurs lui recommander ton blog. Bises

  2. J’ai bu 2 ou 3 coupes de champagne avant d’apprendre que j’étais enceinte. Grossesse que j’ai appris assez tardivement. Je m’en suis voulu tout le reste de ma grossesse. Heureusement que je ne suis pas une grande consommatrice d’alcool. Mais j’ai eu très peur d’un retard de croissance ou de quelques soucis que ce soit. Heureusement ma fille n’a rien mais c’était une de mes plus grande crainte

  3. Bravo pour cet article ! Cependant je trouve cela dommage qu’il faille contre préciser ce genre de choses car cela signifie que beaucoup de futures mamans ne sont pas au courant, sont mal renseignées ou n’ont pas accès aux informations comme elles le souhaitent. Je trouve ça bien d’avoir fait un article sur un sujet aussi sérieux.

    En ce qui me concerne j’avais bu au début de ma grossesse car je ne savais pas que j’étais enceinte. J’ai tellement galérer à tomber enceinte, je ne pensais vraiment pas l’être et donc il y a un jour où j’avais fait un apéro. Je m’en suis voulue. Sinon me passer d’alcool pendant 9 mois a été très simple, mais je peux comprendre que ça peut être plus dur pour certaines.

    Bisous

  4. J’ai la chance de n’avoir jamais été incitée à boire de l’alcool pendant ma grossesse, et j’ai même eu droit à quelques regards en coin de ma famille les 2 ou 3 fois où j’ai bu un verre de cidre pendant ma grossesse.
    Par contre, j’ai vécu un moment d’affolement au moment de la découverte de ma grossesse : le 1er janvier, j’avais un peu ( = beaucoup beaucoup ) bu dans un bar pour la Saint Sylvestre avec mes amis, et c’est lorsque j’ai voulu taper sur un mec irrespectueux et méchant que mon meilleur ami m’a dit  » Lalu, t’as pas un problème d’hormones là ?? 15 ans que je te connais et c’est la première fois que tu as l’alcool mauvais !!!! ». J’ai fait mon test de grossesse le lendemain : positif.
    J’ai aussitôt pris RDV pour une prise de sang ( j’étais enceinte de 5 semaines) et affolée par ma cuite, j’ai aussi tenu à voir ma gynéco très rapidement qui m’a rassurée en me disant qu’à ce stade de la grossesse, si l’alcool avait vraiment eu un effet néfaste, j’aurais tout simplement perdu mon bébé.
    En dehors de ces 2 verres de cidre, je n’ai donc pas touché une goutte de vin, de bière ou d’alcool fort. Ca m’a calmée !!!

Ecrire un commentaire